Tribu decouverte au Bresil


Une tribu inconnue découverte au Brésil.

30 mai 2008.

Des guerriers « forts et bien portants », bandant leurs arcs vers le petit Cesna qui les survole. C'est la toute première image d'une tribu installée à la frontière du Brésil et du Pérou.

Les indiens ont été aperçu dans une zone protégée, à proximité de la rivière Envira, dans l'Etat de l'Acre. Ces hommes figurent au nombre des rares groupes humains à n'avoir jamais eu de contacts avec le monde moderne.

On estime aujourd'hui un nombre de 40 groupes isolés d'indiens dans le Brésil.





Xingu -corps et esprits


Ce film est le récit d'une rencontre, au coeur de l'Amazonie au Xingu : celle de la médecine scientifique d'une part, et celle des soins du corps et de l'âme que prodiguent les Pajès, sorciers ou chamanes indiens, d'autre part.

Cette rencontre de deux modes de connaissances, de deux pratiques médicales, de deux approches de l'individu et de son rapport au monde, est au centre de ce film.

Sur le mode de l'échange, on analyse la façon dont les sorciers indiens pratiquent les maladies des blancs, mais aussi comment les médecins blancs sont confrontés à un phénomène, à leurs yeux surnaturel : les cérémonies traditionnelles de guérison - les paléjances - au cours desquelles le patient est traité. Par le biais d'une pratique médicale, c'est véritablement deux visions du monde qui se retrouvent face à face.




En voir plus sur :

France antarctique - Amerique

Une édition latine de Jean de Léry
(première édition 1578)

Dans son livre le plus populaire, Histoire d’un voyage faict en la terre du Brésil, l’étudiant en théologie Jean de Léry décrit plusieurs aspects de la vie des indigènes.

Les jugements qu'il porte sur eux semblent un peu contradictoire. Il les respecte et les craint. Il les représente comme des gens beaux et forts mais aussi primitifs et bestiaux.

Au chapitre VIII, il compare leur nudité à l’habillement recherché des Européennes, conçus pour séduire et source de vice. Il ne suggère pas que tout le monde devienne libre de la même façon.

La comparaison entre indigènes et européens est récurrente. Les Caraïbes ont les mêmes caractéristiques que les prêtres de l’église catholique de son temps : ils sont superstitieux et très puissants. Les indigènes sont pathétiques, mais plus raisonnables et même plus humains que les paysans en France. En accueillant les étrangers, ils semblent beaucoup plus hospitaliers que les Français dont la politesse est artificielle.

Les Tupinambas sont à peu près les hommes qui habitaient dans le jardin d’Eden. Sans péché, ils vivent simplement au paradis avant la chute, sans les maux de la société. Par contre, ils sont anthropophages. Ils tuent leurs ennemis et les cuisent sur le boucan. Tous les membres de la tribu mangent une partie du prisonnier de guerre. Cette cérémonie prouve la puissance de la tribu d’une manière écœurante mais cette buverie démontre aussi le respect pour les ennemis.

Les Français, de l’autre côté, font des choses horribles à leurs voisins. Ces comparaisons résultent probablement des guerres de religion qui commençaient quand Léry est revenu en France.

Son livre révèle que Léry était un homme à la fois ouvert et dogmatique dont les préjugés étaient essentiellement religieux. Il considère le christianisme comme la vérité absolue. Dans le chapitre XVI, il remarque que leur seule croyance religieuse est la peur du diable. Ils ont peur du tonnerre parce que c’est le bruit causé par Aygnan, leur personnification du mal.

Léry échoue à convertir les Tupinambas parce qu’ils ignorent la différence entre le vice et la vertu et nient l’existence de Dieu.

La langue devient un grand problème quand on ne peut pas bien expliquer le divin. En leur enseignant, Léry doit utiliser les gestes et les mots simples. De l’autre côté, il compare les Caraïbes aux prêtres européens qui ont toute la puissance du peuple et vendent les pouvoirs.

Malgré toutes leurs fautes, Léry trouve qu’ils ont les mêmes idées de la résurrection du corps et l’immortalité de l’âme que les chrétiens. De cette façon, les indigènes sont supérieurs aux athées en France.

En résumé, Léry admire les indigènes en même temps qu’ils lui font peur et l’écœurent.

Le romancier Jean-Christophe Rufin a tiré de cet épisode son roman Rouge Brésil (Gallimard, Prix Goncourt 2001). On peut reconnaître l’influence de cette œuvre de Léry sur l’essai de Michel de Montaigne, Les Cannibales. Malgré les similarités du sujet, les deux auteurs ont des buts différents. Montaigne idéalise les indigènes d’une façon abstraite, mais Léry en parle sur la base d'une expérience personnelle.

France antarctique - colonie francaise


La France antarctique est le nom donné à l'éphémère colonie française qui occupa la baie de Rio de Janeiro, au Brésil, de 1555 à 1560.



http://serqueira.com.br/mapas/frances.htm



France antarctique - precedents


Précédents

Durant l'été 1554, Nicolas Durand de Villegagnon visita secrètement la région du Cabo Frio, sur la côte brésilienne, où ses compatriotes protestants avaient pris l'habitude de se réfugier.

Là-bas, il obtint d'utiles renseignements auprès des Indiens Tamoios, s'informant des habitudes des Portugais sur ce littoral, et récoltant les données nécessaires à une future expédition en vue de fonder un établissement colonial.

Le site choisi se situait à environ deux cent kilomètres au sud : la baie de Guanabara.

Le projet était de transformer cette zone en une puissante base militaire et navale, depuis laquelle la Couronne française pourrait tenter de contrôler le commerce avec les Indes occidentales.

Bien qu’il n'ait pas eu l'occasion de visiter cette zone, il était bien documenté à son sujet, notamment par André Thevet, qui s'y était rendu par deux fois, car il savait que les Portugais craignaient les indiens Tupinambas, qui y étaient installés.

À cette occasion, Villegagnon établit de bonnes relations avec les deux peuples présents (Tamoios et Tupinambas), recueillant des informations importantes, et emportant de nombreuses marchandises qu'il vend à son retour en France.

De retour à la Cour, après quatre heures de discussion, il convainc Diane de Poitiers des avantages de disposer d'une colonie permanente sur la côte du Brésil.

À la fin de 1554, le souverain français Henri II remet au vice-amiral de Villegagnon 10 000 livres tournois pour « certaine entreprise que ne voulons etre ni specifiée ni declairée » et ordonna la préparation de cette expédition secrète à son principal ministre, Gaspard de Coligny (qui était encore catholique à cette époque).

Le commandement en fut confié à Villegagnon. Bien que la dotation de l'expédition fût modeste (dix mille livres tournois), les armateurs de Dieppe (où était basé Jean Ango, armateur qui connaissait la cote brésilienne), décidèrent d'investir dans l'expédition.

En raison du manque de volontaires, Villegagnon parcourut les prisons du nord de la France, promettant la liberté à ceux qui se joindraient à lui.

Pour ne pas éveiller l'attention de l'ambassadeur de Portugal en France, Villegagnon fit courir la rumeur que l'expédition était à destination de la côte de la Guinée.

France antarctique - voyage


Le voyage

L'expédition qui partit du Havre le 14 août 1555 était composée de deux navires principaux et d'un autre plus petit destiné au ravitaillement, dans lesquels s'entassaient près de six cents personnes. Villegagnon était protégé par une petite garde personnelle composée d'Écossais.

L'expédition comprenait en outre un Indien Tabajara, en qualité d'interprète, que son épouse accompagnait. André Thevet prit aussi part à l'expédition, et laissa un récit des premiers moments de l'établissement colonial dans un ouvrage qui est avant tout une description de l'environnement et des populations du Brésil : Les singularites de la France Antarctique. Il retourna en France le 14 février 1556 pour raisons de santé, et devint par la suite le principal cosmographe du roi Charles IX.

Parmi les passagers, on trouvait également Boissy, un neveu de Villegagnon, Nicolas Barré, un ancien pilote, qui laissa également un récit de l'expédition (Discours de Nicolas Barré sur la navigation du Chevalier de Villegagnon en Amérique, Paris, Le Jeune, 1558), et deux bénédictins connaissant la botanique, qui créèrent la première école catholique de la région de Guanabara.
L'objectif de l'expédition était d'installer un noyau de colons pour prendre en charge le commerce avec la métropole, et de jouer un rôle d'intermédiaire dans le commerce maritime avec les Indes.

Après avoir été repoussés des Îles Canaries par l'artillerie et la garnison espagnole de Tenerife, ils atteignirent la côte brésilienne, près de Búzios le 10 novembre 1554. Le 15 novembre, l'expédition toucha terre dans la baie de Guanabara, près de l'actuelle Rio de Janeiro. Les colons y débarquent, et bâtissent le fort Coligny, sur ce qui est aujourd'hui l’île Villegaignon.

France antarctique - etablissement


Établissement dans la baie de Guanabara

La baie de Guanabara fut atteinte le 10 novembre 1555. Une fois prise la possession de l'ile de Serigipe (ou ile de Villegaignon), choisie pour être le lieu de défense de l'Établissement, la colonisation commença.

Des logements en terre furent construits. Les hommes, armes, munitions et outils furent débarqués. Malgré les difficultés de la main d'œuvre européenne, une fortification fut construite en trois mois, avec l'aide des Indigènes.

Le Fort Coligny disposait de cinq batteries pointées vers la mer. Après quelques mois, cependant, la main d'œuvre indigène se fatigua des présents qu'elle recevait, ainsi que de l'excès de travail, sachant que les Français évitaient les tâches les plus lourdes.

Les difficultés

Après quelques mois, comprenant la précarité de sa situation, il sollicita au souverain l'envoi de trois à quatre mille soldats professionnels et de centaines de femmes à marier sur place, et d'ouvriers spécialisés.

Le 14 février 1556, deux jours après le départ de Bois-le-Comte et d'André Thevet pour la France, se produisit la première révolte de la France antarctique. Trente conjurés, ayant pour chef un interprète normand qui avait été contraint de se marier avec une indigène, planifièrent l'assassinat de Villegagnon, qui était défendu par à peine huit gardes écossais.

Ils pensèrent pouvoir compter sur un des gardes, insatisfait de sa situation, en lui promettant une forte somme d'argent. Cependant, le garde ne leur fit pas confiance et prévint Nicolas Barré.

La conspiration dénoncée fut sévèrement réprimée. Le chef s'évada, deux conspirateurs furent
jugés par le Conseil de la colonie et pendus, les autres recevant des peines moindres.

Villegagnon exigea le mariage devant notaire des Français avec les femmes indigènes avec lesquelles ils entretenaient des relations. De nombreux Français s'échappèrent et allèrent vivre en forêt avec les Indiens. Certains furent mariés de force, d'autres se rebellèrent et furent punis et même menacés de mort.

La discipline devenant un problème évident, le mécontentement allait croissant parmi les colons.

De nombreux profitaient du passage de navires de commerce pour retourner en France.

Villegagnon était encore en conflit avec ses alliés Tupinambás au sujet de l'anthropophagie que ces derniers pratiquaient.

Henriville

L'étape suivante fut l'installation de la colonie sur la terre ferme, dans la région de l'actuelle plage praia do Flamengo, entre l'embouchure du fleuve rio Carioca et la Glória, qui débuta vers la fin de 1556.

Elle fut nommée Henriville en hommage au roi Henri III de France. Elle fut construite en briques. Les maisons furent détruites par un assaut portugais en 1560. Selon la lettre de Villegagnon au duc de Guise, y vivaient six cents français.

France antarctique - refuge huguenot


Le refuge huguenot

Le commerce français avec la baie de Guanabara, à l'époque, se développait déjà régulièrement.

Entretemps, la Guerre de religion entre catholiques et protestants s'intensifiait en France, et Coligny s'était converti au protestantisme.

Villegagon, qui se rapproche à l'époque du calvinisme, a pour projet de fonder au Brésil un refuge pour les protestants français. Il fait demander à Calvin des pasteurs pour la colonie, afin d'étudier la possibilité de transférer au Brésil des milliers de protestants pourchassés en France.

Une nouvelle expédition fut mise sur pied, avec à son bord deux pasteurs, Pierre Richer, d'une cinquantaine d'années, et Guillaume Chartier, jeune étudiant de théologie de Genève.

Outre ces deux, faisait partie de l'expédition le cordonnier Jean de Léry – qui fera plus tard un récit de son voyage – et neuf autres personnes.

L'expédition fut financée par Coligny et Villegagnon et prit le départ le 19 novembre 1556.

L'expédition transportait près de trois cents personnes, dont cinq jeunes filles qui devaient se marier au Brésil. Les trois navires, commandés pas Bois-le-Compte, ne purent se ravitailler aux Canaries, et obtinrent les vivres nécessaires en prenant d'assaut des navires espagnols et portugais. L'eau et la nourriture furent rationnées. Le voyage fut marquée par une certaine indiscipline des passagers. Après un court séjour à Cabo Frio le 26 février 1557, l'expédition arrive à Guanabara le 7 mars 1557.

Bien que déçu par la teneur de ce renfort, Villegagnon accueillit les nouveaux venus avec affabilité. Cependant, dans une lettre à Calvin du 31 mars, il expose ses difficultés.

Quand les pasteurs calvinistes retournèrent en France au début de l'année 1558, Villegagnon disposait seulement de 80 hommes, Écossais et Français. En 1559, ayant à faire face à des accusations, Villegagnon retourna en France pour se justifier. Il laissa son neveu, Bois-le-Compte, à la tête de la colonie.

France antarctique - expedition de 1560

L'expédition de 1560

Schéma de l'attaque de Mem de Sá de 1560 (dessin anonyme de 1567).


Au milieu de l'année 1557, Jean III de Portugal mourut et son épouse, Catherine de Castille assura la régence au nom de l'héritier au trône, le nouveau-né Sébastien Ier de Portugal.

En l'absence de Villegagnon, en 1559, le troisième gouverneur général du Brésil, Mem de Sá (1558-1572), reçut à Salvador des informations sur la colonie de la part du transfuge Jean de Cointa.

En novembre de cette même année, les renforts maritimes commandés par Bartolomeu de Vasconcelos Cunha se préparèrent à prendre Guanabara d'assaut.

Deux navires et huit embarcations de moindre importance partirent au sud. Elles firent escale dans les capitaineries d'Iléus, de Porto Seguro et d'Espírito Santo, où ils reçurent des renforts.

Ils atteignirent Guanabra le 21 février et prirent un navire de français et sa cargaison.

Pendant ce temps, un contingent de renforts arriva en provenance de la Capitainerie de São Vicente. Le vendredi 15 mars vers 14 heures, Mem de Sá communiqua un ultimatum au commandant du fort.

Bois-le-Compte annonça son intention de défendre la place forte. Les hostilités s'ouvrirent le même jour, dans l'après-midi.

Les Portugais réussirent l'attaque de ce qu'ils appelaient « ilha das Palmeiras » et conquirent le fort au petit matin du 17 mars. Le fort fut rasé le jour même.

Mem de Sá retourna à Salvador sans laisser de garnison, ne disposant pas des hommes et des vivres nécessaires. Les Français qui, entre-temps, avaient réussi à rejoindre le continent avec l'aide des indigènes, continuèrent leurs activités commerciales durant les mois qui suivirent, cette fois sur la terre ferme.

France antarctique - expedition de 1567


L'expédition de 1567

Antécédents

Comme le commerce français dans la baie de Guanabara se poursuivait, le jésuite Manoel de Nóbrega (1517-1570), qui voulait fonder dans la région une ville comparable à Salvador, insista auprès de la régente Catherine de Castille. Cette dernière envoya une nouvelle expédition, sous le commandement de Estácio de Sá, neveu de Mem de Sá.

Estácio avait reçu le titre de Capitão-mor (capitaine de domaine colonial), les pouvoirs nécessaires et l'ordre d'expulser définitivement les Français de la région. Il arriva à Salvador en 1563, à la tête d'une flottille. Il y reçut des renforts en hommes, canons et provisions.

La premier contact

Au début de l'année suivante, les hommes et les moyens militaires ainsi réunis partirent pour le Sud. Ils furent accompagnés d'un Ouvidor-mor (magistrat colonial), Braz Fragoso.

À Espírito Santo, l'expédition reçut le renfort du capitaine Belchior de Azevedo.

Le chef tribal Araribóia, qui était à la tête des guerriers Temiminós, ennemi des Tamoios, ajouta son renfort.

Le 6 février, la flotte jeta l'ancre loin de la passe de Guanabara.

Une incursion de reconnaissance fut faite puis la flotte entra dans la baie. Estácio aperçut alors un navire français, qui fut immédiatement coursé par la galère de Paulo Dias Adorno, à bord de laquelle étaient présents Duarte Martins Mourão, Belchior de Azevedo et Braz Fragoso.

Le navire français fut pris pour la Couronne portugaise et son équipage fut remis à Antônio da Costa.

Après cette première victoire, Estácio envoya un émissaire à la capitainerie de São Vicente pour y requérir la venue des jésuites José de Anchieta et Manoel de Nóbrega.

Prévenu, entre-temps, que les Tamoios étaient à nouveau en guerre contre les colons de cette capitainerie, il décida, en Conseil, que la flotte prendrait la direction de São Vicente.

Le navire français qui avait été pris ainsi qu'une grande caravelle commandée par Domingos Fernandes prirent la tête de l'expédition. Alors qu'ils sortaient de la baie, ces deux navires subirent une vigoureuse attaque de français et d'indigènes à bord de canots. Domingo Fernandes périt dans cette attaque. La flotte réussit à forcer le passage et se dirigea vers São Vicente.

Pendant ce temps, l'embarcation qui avait pris la direction de la capitainerie revint à Guanabara et débarqua à l'ile de Villegagnon. Ils furent attaqués au point du jour par les canots des Tamoios armés de flèches. Ils furent sauvés par la flotte de Estácio de Sá, qui était revenue s'abriter du mauvais temps du large.

Les renforts à São Vicente

Une fois que Estácio, Anchieta et Nóbrega furent réunis, ils confirmèrent leur intention de poursuivre leur route vers São Vicente, afin d'y réunir renforts et provisions. Ils arrivèrent à leur destination le 2 avril.

Estácio de Sá et ses hommes restèrent neuf mois à São Vicente. Il y procéda à la réparation de ses navires et renforça les défenses de la ville. Il rassembla des renforts en hommes et aliments et prit le départ le 22 janvier 1565, avec le renfort du père Gonçalo de Oliveira et du frère d'Anchieta. Ils quittèrent Bertioga le 27 du même mois, équipés de cinq petits navires qui transportaient des indigènes et des métis de São Vicente et de Cananéia. Se joignirent à l'expédition des Indiens Tupiniquins et des convertis du Collège de São Paulo.

France antarctique - la fondation de Rio de Janeiro


La fondation de Rio de Janeiro

Finalement, le 1er mars, Estácio de Sá débarquait sur une petite plage entre le Mont du Pain de Sucre et le mont Cara de Cão. Il commença immédiatement la construction d'une ligne de défense (l'actuelle forteresse de São João) et déclara fonder la ville de São Sebastião do Rio de Janeiro. Le nom de Saint Sébastien fut choisi en hommage au nom du souverain portugais de l'époque.

À cette occasion, le père Gonçalo de Oliveira Gonçalo de Oliveira consacra une icône de Saint Sébastien, dans une chapelle de pisé et de chaume. Saint Sébastien resta comme saint protecteur de la ville de Rio de Janeiro. Estácio choisit le blason de la ville, où il plaça les trois flèches du martyre de son saint protecteur.

Le 6 mars, la jeune cité, ses murs à peine édifiés, subit l'attaque maritime de trois navires français en provenance de Cabo Frio et équipés de plus de 130 canons. Après avoir résisté à l'attaque quelques jours, Estácio lança une contre-attaque contre les navires français, les forçant à se replier.

Estácio nomma Martins Namorado juge ordinaire de la cité. À partir de juillet, il distribua des sesmarias (concessions de terres) à ceux qui lui en demandaient. Le premier bénéficiaire fut un certain Pedro Rodrigues. Durant ce même mois de juillet, il reçut des habitants des fortifications qui demandaient des terrains pour la culture et pour l'installation définitive de la cité. Il délimita alors la ville comme suit :
  • un lieue et demie à partir de la Casa de Pedra ;
  • le long de la baie jusqu'à sa fin ;
  • en direction de la forêt, sur une lieue de demie
  • jusqu'à la limite des hautes eaux.
Le 24 juillet 1565, Estácio de Sá et ses hommes organisèrent une cérémonie de prise de possession des terres.
Par la suite, João Prosse fut nommé procureur de la commune, Antônio Martins huissier, Pedro da Costa notaire.

Pendant ce temps, des combats sporadiques continuaient avec les indigènes.

Pendant l'année 1565, trente-trois sesmarias furent concédées. Le jésuite Gonçalo de Oliveira en obtint une au nom de la Compagnie.

En 1566, vingt-deux sesmarias furent concédées, dont celle de Marim Paris, Français, ancien colon de Villegagnon, Duarte Martins, notable, et Fernão Valdez.

La légende de Saint Sébastien

En juillet 1566, le chef tribal Guaixará des indigènes de Cabo Frio organisa un assaut. Ils surprirent Francisco Velho, qui traversait la baie à la recherche de bois.

Les vigies de Estácio de Sá aperçurent la manœuvre, des forces furent réunies sur la plage. Quatre canots furent lancés au secours de Francisco Velho. Des canots portugais, dont celui d'Estácio de Sá, furent encerclés par les Indiens.

Au milieu de la lutte, la poudre qui était destinée au canon à pierres d'Estácio de Sá explosa et éleva au-dessus des canots un nuage de fumée. À ce moment, la femme du chef Guaixará fut prise de panique et commença à crier, provoquant la fuite parmi les Tamoios. Les Portugais attribuèrent cette fuite à un miracle et accoururent à la chapelle remercier Saint Sébastien d'avoir sauvé leurs vies.

Naquit ainsi la légende, attribuée aux Tamoios, de l'apparition d'un jeune guerrier en armure qui, passant d'un canot à l'autre, causa la perte de la bataille pour les Indiens. De là vient également la tradition de la simulation de combats dans les eaux de la baie, le jour de la Saint Sébastien.

Estácio combattit les Français durant plus de deux ans. Il fut aidé dans cette tâche par un renfort militaire envoyé par son oncle le 20 janvier 1567. Il mit en déroute les forces françaises et les expulsa définitivement du Brésil. Blessé durant la bataille, il mourut un mois plus tard.

Les suites

En réponse aux tentatives françaises de conquête territoriale au Brésil (avec la France équinoxiale près de São Luís (Maranhão) entre 1612 et 1615), la Couronne portugaise décida d'intensifier la colonisation du Brésil et d'améliorer son statut.

La présence de la France en Amérique du Sud reprendra au XVIIe siècle, en Guyane.

France antarctique - bibliographie

Bibliographie

Sources de première main

Historiographie

  • Charles-André Julien, Les Voyages de découverte et les premiers établissements, 1948
  • Paul Louis Jacques Gaffarel. Histoire du Brésil français au seizième siècle. Paris: Maison Neuve, 1878.
  • Vasco Mariz, Lucien Provençal. Villegagnon e a França Antártica: uma reavaliação. Rio de Janeiro : Nova Fronteira ; Biblioteca do Exército Editora, 2001. ISBN 8520911277 (Nova Fronteira) ISBN 8570112831 (Bibliex). 216 pages et illustrations.

Roman

Voir aussi

Jean-Baptiste Debret - vie


Jean-Baptiste Debret, né, le 18 avril 1768 à Paris où il est mort le 28 juin 1848, est un peintre d'histoire français.

Il était le frère de l'architecte François Debret et le cousin de Jacques-Louis David, il devint un de ses élèves. Sous l’Empire il réalisa nombre de peintures officielles pour le régime.

Après la mort de son fils qui coïncidait avec la chute de l'Empire, il accepta une proposition du roi du Portugal Jean VI en exil au Brésil, et fit partie d'une misson d'artistes venu rejoindre la cour.

Il est l'auteur d'un Voyage Pittoresque et Historique au Brésil, ou il fait part de ses observations sur les coutumes du pays
.

Jeunesse et début de carrière

Fils de Jacques Debret, fonctionnaire au parlement français et qui s'intéressait à l'Histoire Naturelle et à l'Art, et frère de François Debret (né en 1777), architecte, membre de l'Institut de France. Il était apparenté à Jacques Louis David (1748-1825), chef de l'école néoclassique française. Il fit ses études au Lycée Louis-le-Grand, puis à l'École des Beaux-Arts de Paris, sous la direction de Jacques Louis David. Comme son frère François il fut de l'Institut de France. En 1791 il obtint le second prix de Rome, avec le tableau Regulus revenant à Carthage.

La Révolution française avait besoin d'ingénieurs capables de comprendre les fortifications ; quelques-uns des élèves les plus brillants furent alors choisis pour des cours d'ingénierie. Debret en fit partie et l'étudia pendant cinq ans, mais son métier d'ingénieur ne l'empêcha pas de se tourner vers la peinture.

Au Salon de 1798 il exposa un tableau avec des personnages de grandeur nature : Le général messénien Aristomène délivré par une jeune fille, qui lui valut un second prix.

Au Salon de 1804 il exposa le tableau Le médecin Érasistrate découvrant la cause de la maladie du jeune Antiochus.

En 1805 il changea la thématique de ses peintures en exposant – toujours au Salon – Napoléon rend hommage au courage malheureux, qui reçut une mention honorable de l'Institut de France. Debret finalement se retrouva avec Napoléon comme sujet principal de ses oeuvres au moins en ce qui concerne la France.

En 1808 il exposa au salon le tableau Napoléon à Tilsitt décorant de la Légion d'Honneur un soldat russe.

En 1810, il créa des nouveaux « hommages » à Napoléon : Napoléon s'adressant aux troupes, suivi de Première distribution des croix de la Légion d'Honneur dans l'église des Invalides (1812). Ce n'est pas par hasard que Napoléon fut un vrai mécène pour des artistes comme Debret et David, soutenant - et même finançant - la diffusion de l'art néoclassique.

La Mission Artistique

La défaite de Napoléon en 1815 fut un rude coup pour les artistes néoclassiques, qui perdaient le principal pilier financier et idéologique de leur l'art.

La perte de son fils unique, âgé seulement de dix-neuf ans, était un autre choc pour Debret.
À la même époque, lui et l'architecte Grandjean de Montigny furent invités à participer à une mission d'artistes français qui devait partir pour la Russie à la demande du Tsar Alexandre Ier.

Mais, parallèlement, se préparait à Paris une mission vers le Brésil, à l'instigation de Joachim Lebreton, sollicité par dom João VI. Debret - ainsi que Grandjean de Montigny - choisit le Brésil et s'embarqua au Havre le 22 janvier 1816.

Calpe, le voilier nord-américain qui amenait la Mission, accosta en territoire brésilien le 26 mars 1816 ; cette mission avait été organisée par António de Araújo et Azevedo, comte da Barca, qui avait écrit au marquis de Marialva, ambassadeur du Portugal à Paris, pour lui demander de s'occuper de faire venir une mission artistique, laquelle entre autres objectifs, serait chargée de concevoir et d'organiser la création d'une Académie des Beaux-Arts.

Camacan

Famille d’un Chef Camacan se préparant pour une Fête.
Debret
Ca. 1820-1830. Aquarelle, 18,6 x 29,3cm

Jean-Baptiste Debret - relation


Dans Voyage Pittoresque et Historique au Brésil, Debret révèle la profondeur de la relation personnelle et émotionnelle qu'il a acquise avec ce pays où il a vécu pendant 15 ans. En 1831 le peintre revint en France en avançant des raisons de santé

Néanmoins, et contrairement à ses allégations, il y a deux autres hypothèses pour expliquer son retour : il souhaitait peut-être retrouver sa famille, et en outre mettre en forme le premier volume de son Voyage Pittoresque et Historique au Brésil.

On peut penser aussi qu'en 1831 il avait 63 ans et qu'il croyait que cet ouvrage pouvait lui assurer une sorte de rente pour la retraite, étant donné que ce genre de publications (almanachs de voyageurs - livres avec images accompagnées de textes) rencontrait un grand succès au début du XIXe siècle – époque où Debret était parti pour le Brésil.

De toute façon ce ne fut pas le cas : quand il revint en France, ce genre de publication n'avait plus le même succès et l'œuvre fit peu de bruit en France.

Debret essayait de montrer aux lecteurs - européens en particulier - un panorama qui dépassât la simple vision d'un pays exotique, intéressant seulement au point de vue de l'histoire naturelle.

C'est une oeuvre historique qu'il voulait créer ; il voulait montrer en détail et avec un soin minutieux la formation - spécialement au sens culturel - du peuple et de la nation brésilienne ; il cherchait à sauver certaines particularités du pays et du peuple, dans une tentative pour représenter et préserver son passé, sans se limiter aux seules questions politiques, mais en s'étendant aussi à la religion, la culture et les mœurs des hommes au Brésil.

Pour ces raisons, l'œuvre de Debret est considérée comme une contribution importante pour le Brésil, et souvent elle est analysée par des historiens comme une représentation (assez réaliste, même si elle n'est pas parfaite) du quotidien et de la société brésilienne - en particulier, de la vie à Rio de Janeiro – dans le premier tiers du XIXe siècle.

Publiée à Paris, entre 1834 et 1839, sous le titre Voyage pittoresque et historique au Brésil, ou Séjour d'un artiste français au Brésil, depuis 1816 jusqu'en 1831 inclusivement, époques de l'avènement et de l'abdication de S.M.D. Pedro Ier, fondateur de l'empire brésilien, l'œuvre se compose de 153 planches, accompagnées de textes qui expliquent chaque illustration.

Présenter ainsi une œuvre (des textes descriptifs pour accompagner les images) n'était pas très fréquent chez les artistes qui venaient au Brésil pour faire des représentations du pays, ce qui augmente encore davantage le caractère particulier et l'importance de Debret : l'importance de l'œuvre ne vient pas seulement de son côté artistique, mais bien de tous les intérêts qui se combinent dans cette représentation du quotidien, à quoi s'ajoutent les textes qui expliquent les lithographies. Préoccupé par le sens des textes, Debret les lie étroitement aux illustrations contenues dans ses travaux, et l'aspect historiographique est ainsi placé au premier plan en relation avec l'aspect proprement artistique.

Le titre même de l'œuvre de Debret présente cette sorte de compromis qu'il a essayé d'établir dans les représentations et les descriptions du Brésil. L'utilisation du mot « pittoresque » dans le titre Voyage Pittoresque et Historique au Brésil met en avant sa précision, son habileté et son talent ; caractéristiques qu'il cherchait dans ses représentations. Voyage pittoresque et historique au Brésil peut montrer qu'il s'agit d'une œuvre faite pour des Européens, étant donné que ce genre de livre (un almanach) obtenait à l'époque un certain succès en Europe.

Le livre comprend 3 volumes :
  • Le premier, de 1834, nous montre des Indiens, des aspects de la forêt brésilienne et de la végétation du pays en général.
  • Le second, de 1835, se consacre à la représentation des esclaves noirs, dans le petit travail à la ville, chez les travailleurs aux champs et dans les pratiques agricoles de l'époque.
  • Le troisième volume, de 1839, présente des scènes du quotidien, des manifestations culturelles, comme les fêtes et les traditions populaires.

Jean-Baptiste Debret - analyse


L'œuvre de Debret entre Néoclassicisme et Romantisme

Malgré sa formation néoclassique – il avait étudié auprès de Jacques-Louis David, maître du néoclassicisme, - Debret (au moins quand on analyse sa production dans Voyage Pittoresque et Historique au Brésil), peut être considéré sous quelques aspects comme un artiste de transition entre néoclassicisme et romantisme.

Les représentations des Indiens - complètement idéalisés ; forts, avec des traits bien définis et dans des scènes héroïques - sont des manifestations très nettes de néoclassicisme.

Néanmoins, si l'on analyse les textes qui accompagnent les images, on remarque des aspects qui relèvent cette fois du romantisme.

Il s'oppose essentiellement au rationalisme et à la sévérité néoclassiques. Il défend la liberté de création et privilégie l'émotion. Les œuvres romantiques privilégient l'individualisme, les souffrances de l'amour, la religiosité chrétienne, la nature, les thèmes nationaux et le passé.

En outre, une caractéristique essentielle du romantisme, qui le sépare du néoclassicisme et qui se remarque dans les textes de Debret, est la relation que l'artiste établit avec les scènes qu'il représente : le néoclassique n'est qu'un miroir, il essaie de faire une représentation exacte de la réalité qu'il observe.

Le romantique, au contraire, tente « de projeter sa lumière à lui » sur ce qu'il il observe : il interprète, et c'est exactement ce que fait Debret dans les textes qui accompagnent les aquarelles : ce sont des interprétations. Dans les aquarelles, Debret pouvait être un « miroir » de ce qu'il observait : et c'était alors le Debret des principes néoclassiques. Dans les textes, il projetait sa lumière et interprétait ce qu'il voyait : et c'était là le Debret obéissant aux principes romantiques.

Ses aquarelles pittoresques possèdent le caractère typique des représentations faites par des voyageurs en quête de paysages et d'exotisme, mais son art officiel conserve le caractère solennel du néoclassicisme propre au groupe d'artistes de la France napoléonienne.

Un critique d'art français a écrit : « L'importance majeure de l'oeuvre de Debret, outre la valeur d'un enseignement qui allait bientôt porter ses fruits, résida paradoxalement dans sa capacité d'enregistrer cela même qui était sur le point de disparaître. Ce qui n'a pas empêché le peintre d'histoire de mettre en scène deux couronnements et de représenter dans ses aquarelles la première cour d'une dynastie américaine. »

Debret, Diderot et les Lumières

Dans le Voyage Pittoresque et Historique au Brésil on peut observer une forte influence des Lumières, principalement de l'Encyclopédie de Diderot, ce qui empêche Debret de ne s'arrêter qu'à des représentations de batailles, de scènes importantes et d'épisodes grandioses dans le pays.

Comme il a été dit plus haut, Debret représente des scènes et des caractères du quotidien et de la société brésilienne, comme des maisons, des huttes d'Indiens, des visages (pour essayer de montrer les caractères du peuple brésilien).

Il cherche à représenter l'âme du peuple avec ses habitudes, ses fêtes populaires (et celles de la cour), ses relations de travail ainsi que ses ustensiles et ses outils.

C'était un des buts des encyclopédies que de réussir à réunir dans des livres le maximum d'informations et de connaissances concernant tel ou tel sujet, cela faisait partie des idéaux de certains philosophes en France à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe – parmi eux l'exemple le plus célèbre peut-être est celui de Diderot et de son Encyclopédie, œuvre dont on est sûr qu'elle a inspiré Debret pour ses représentations du Brésil dans son Voyage Pittoresque et Historique au Brésil.

Jean-Baptiste Debret - appreciation


Debret : un plagiaire ?

Dans le tome I de Voyage Pittoresque et Historique au Brésil, parmi les innombrables représentations d'indigènes, quelques-unes attirent l'attention : les indigènes sont représentés avec sur le corps des peintures très semblables (pour ne pas dire identiques) à celles qu'on voyait sur une image montrant des Indiens d'une tribu nord-américaine, et qu'on trouvait dans une publication portant le titre Voyages and travels in various parts of the world : during the years 1803, 1804, 1805, 1806, and 1807, laquelle datait de quelques décennies avant le Voyage Pittoresque et Historique au Brésil, elle était due au naturaliste prussien Georg Heinrich von Langsdorff.

La ressemblance de la peinture de Debret, intitulée Danse de Sauvages de la Mission de São José, avec une autre de Langsdorff, intitulée Danse Indigène dans la Mission de São José en Nouvelle Californie est telle que certains historiens en sont arrivés à douter : Debret a-t-il réellement voyagé à travers le Brésil, comme on l'affirme communément, ou serait-il seulement resté dans les environs de Rio de Janeiro ?

Quelques chercheurs croient à la vérité de la seconde hypothèse, et toutes les représentations d'Indiens faites par Debret - comme cela se serait passé avec Langsdorff - seraient des copies de représentations faites par d'autres naturalistes européens au cours de leurs expéditions. Pour conforter encore davantage cette hypothèse, il faut savoir que beaucoup d'ustensiles et outils représentés par Debret se trouvaient déjà à l'époque dans des musées d'Histoire Naturelle du temps ; lieux qu'il lui aurait été possible de visiter sans aucun problème.

Appréciation

Selon un commentaire de la « Brasiliana da Biblioteca Nacional», à la page 87, Debret ne montre pas dans son œuvre le sens typologique ou scientifique d'un Rugendas. Alors que celui-ci se préoccupe de décrire les types d'esclaves, en identifiant leur tribu d'origine d'après le tatouage, la coupe de cheveux, l'utilisation de bijoux ou la physionomie, Debret aime montrer les noirs dans des situations particulières. C'est le cas où il représente l'un d'eux jouant au sorcier (1828) : portant uniforme militaire, casaque, lacet autour du cou, chapeau et perruque, sabre, chaussettes et chaussures, il trace avec un bâton un cercle sur le sol.

Mais ce qui appelle l'attention dans cette petite étude c'est « la réunion à la fois étrange et naturelle de ces situations, empêchant que ce travail soit quelque chose de plus qu'une donnée dans le processus de classement des personnes et des mœurs brésiliennes au XIXe siècle. »

Rencontre à Paris

On lit dans un livre français : «Après son abdication, D. Pedro 1er et Debret se rencontrèrent par hasard au coin d’une rue de Paris. L’ancien empereur et son peintre d’histoire, le protagoniste et le metteur en scène de l’Empire du Brésil, y auraient fait échange de politesses. Le premier aurait civilement offert sa maison de Paris à l’artiste qu’il avait naguère décoré de l’Ordre du Christ en le traitant d’homme vertueux.»

Jean-Baptiste Debret - oeuvres


Œuvres


Dijon, Musée Magnin, Les Fruits du nouveau Monde, signé, daté, dédicacé et localisé : Rio de Janeiro 1822, J.B. Debret à son frère F. Debret architecte, acquis en 1938 avec le legs Magnin.

Rouen, Musée des Beaux-Arts, Le Médecin Érasistrate découvrant la cause de la maladie d'Antiochus, 1804, salon de 1804, acquis en 1849.

Musée national du château de Versailles, Napoléon rend hommage au courage malheureux;

Musée national du château de Versailles, Entrevue de Napoléon et du prince Dalberg à Aschaffenburg, en collaboration le peintre avec Florent Fidèle Constant Bourgeois.

Musée national du château de Versailles, Napoléon décore le grenadier Lazareff à Tilsitt.

Musée national du château de Versailles, Napoléon haranguant les troupes bavaroises et wurtembourgeoises à Abensberg.

Musée national de la Légion d'honneur, Première distribution des croix de la Légion d'honneur.

Références bibliographiques

A.-P. de Mirimonde, « Jean-Baptiste Debret, peintre franco-brésilien (1768-1848) », Bulletin de la Société de l'Histoire de l'Art français, 1965 (1966), p. 209-221.

Catalogue de l'exposition, Jean-Baptiste Debret, Un Français à la cour du Brésil, Centre culturel Galouste Gulbenkian, Paris, 2000.

Luiz Felipe de Alencastro, Serge Gruzinski & Tierno Monénembo, Rio de Janeiro, la ville métisse, Illustrations de Jean-Baptiste Debret, Paris, 2001, Éditions Chandeigne.

Œuvres passées en ventes publiques

Le 29 avril 1999, Exploration and travel sale, chez Christie's Londres, une série de 10 aquarelles à sujet exotiques, lot 9 à 18, aucune adjugée.

Lien externe

Jean-Baptiste Debret dans la base joconde.

Jean-Baptiste Debret au Brésil : l'accomplissement d'une ambition

Jean-Baptiste Debret - videos

Slideshow com os desenhos produzidos por Jean Baptiste Debret, em sua estadia no Brasil (1816-1831). As imagens podem ser encontradas no seguinte endereço:

Slideshow with the drawings of Jean Baptiste Debret - french artist that lived in Brazil between 1816 and 1831. The drawings can be found at the following address:

Diaporama avec des dessins de Jean-Baptiste Debret, dans son passage au Brésil (1816-1831). Vous pouvez trouver les images dans le site suivant:

http://www.bibvirt.futuro.usp.br/imagens/pranchas_de_debret/

Tomo I


Tomo II


Tomo III

Voyage au Brésil


Lors de l’arrivée des colonisateurs portugais au Brésil en 1500, la population amérindienne est divisée en deux groupes: les Tupi-guaranis et les Tapuias.

Le premier groupe, qui habite le bassin de l’Amazonas et la zone côtière, est subdivisé en plusieurs tribus, dont les Tupinambás, les Potiguaras, les Tabajaras, les Caêtés et les Carijós.

Le groupe Tapuya, qui vit à l’intérieur des terres, est formé des tribus Goitacazes, Aimorés et Cariris. Celles-ci ne sont pas très unies sur le plan linguistique, contrairement aux tribus tupi-guaranis qui, selon les rapports des voyageurs de l’époque, présenteraient une très grande unité linguistique.

En effet, leur langue, le tupi-guarani, est appelée par les Portugais língua geral (langue générale).

Selon Sérgio Buarque de Hollanda, le fait que seuls les Tupi-guaranis ont été décrits de façon précise s’explique par le contact étroit que ce groupe entretient avec les Portugais dans presque toutes les régions occupées et explorées.

La plupart des tribus amérindiennes décrites dans les relations de voyage du XVIe siècle sur le Brésil appartiennent au groupe tupi-guarani.

Après deux tentatives de la part des Français de s’établir sur le territoire brésilien au XVIe siècle et au début du XVIIe siècle, la présence française au Brésil ne sera significative qu’au début du XIXe siècle.

La cour portugaise, installée à Rio de Janeiro en 1808 pour échapper à l’invasion de l’armée de Napoléon Bonaparte, fomente l’ouverture commerciale, politique, scientifique et culturelle de la colonie.

Ainsi, déjà, dans la première décennie du XIXe siècle, le Brésil devient un endroit attirant pour les commerçants, voyageurs, scientifiques et artistes européens.

En 1816, la monarchie portugaise commande en France une mission artistique dont l’objectif est de promouvoir le développement des beaux-arts au Brésil, ce qui encourage davantage de nombreux artistes français à s’y rendre.

La plupart des artistes, voyageurs et scientifiques européens qui se rendent au Brésil au XIXe siècle, sont motivés en grande partie par la volonté d’étudier et de peindre les tribus amérindiennes. Malgré cet intérêt commun, la nature et l’intensité des relations entre les artistes européens et les modèles amérindiens sont très diverses.

Mystification de la modernité

Portrait et tic de Polycarpe,
gravure sur bois débout signée par Riou et Biard, 127 mm x 77 mm,
dans François-Auguste Biard, Deux Années au Brésil, Paris, Hachette, 1862, p. 358.

François-Auguste Biard (1799-1882) voyage au Brésil en 1858 par ses propres moyens. Il demeure quelques mois à Rio de Janeiro et réalise une longue excursion dans la province d’Espírito Santo et en Amazonie, où il vit chez des tribus amérindiennes.

Les représentations de l’Amérindien dans les différentes gravures sur bois debout illustrant son livre Deux Années au Brésil sont très variées: des portraits ethnographiques, des scènes où les Amérindiens sont représentés à l’intérieur de la forêt tropicale, presque confondus avec la nature, et encore des scènes représentant des actions où ces derniers interagissent avec le personnage de Biard.

Il a vécu pendant plusieurs mois avec de différentes tribus des provinces d’Espírito Santo et d’Amazonas.

Dès son arrivée à Rio, Biard manifeste clairement son désir de rencontrer des Amérindiens à l’état «sauvage». Cependant, selon Biard, il était nécessaire d’aller dans des régions éloignées pour pouvoir en trouver.

"Bien des fois j’avais demandé aux Français résidant depuis longtemps au Brésil où il faudrait aller pour trouver des Indiens, et je n’avais reçu aucune réponse satisfaisante. D’après la plupart de ces messieurs, les Indiens n’existaient presque pas, c’était une race perdue ; cependant il me semblait qu’il devait en rester un peu quelque part."

L’intérêt de Biard pour peindre et dessiner les tribus amérindiennes peut être associé à son esprit de collectionneur et à un genre de tourisme ethnique.

À la moitié du XIXesiècle, époque où les villes se développent rapidement, la volonté de représenter l’Amérindien «civilisé» ou «sauvage» peut être associée à ce que Sylvia Rodriguez appelle «mystification de la modernité», lorsqu’elle analyse le phénomène de la colonie artistique établie à Taos, au Nouveau Mexique, au début du XXe siècle.

Botocudo

Famille de Botocudos en marche,
Jean-Baptiste Debret,
Voyage pittoresque et historique au Brésil, Rio de Janeiro.

Dans son commentaire de l’illustration intitulée Famille de Botocudos en marche, Debret affirme que les Amérindiens représentés étaient «civilisés», il demeure que les deux passages présentent une nette ressemblance :

"En 1816 nous avons vu à Rio de Janeiro, une famille de Botocudos civilisés, amenée des bords du fleuve de Belmonte par le commandant Cardoso da Rosa, pour être présentée au Prince Régent D. JoãoVI. Le chef était remarquable par son costume, composé d’un manteau de fourrure de tamanoir. Pour leur présentation à la Cour, et par décence, il a été ajouté au costume du chef, un gilet et un pantalon bleu; tous les autres individus ont été habillés dune chemise et d’un pantalon en coton blanc. Peu après être partis du Palais de Saint-Christophe, ils se sont pressés à enlever les vêtements empruntés, pour jouir de la liberté de pouvoir rester entièrement nus, comme c’est de leur habitude. Ils sont retournés par la suite à leurs villages, contents d’apporter les haches en fer qui leur avaient été offertes. J’ai imaginé un deuxième manteau pour le fils du chef, malgré le fait qu’il n’ait pas le droit de le porter."

La gravure de Debret montre trois Amérindiens qui montent une colline, formant une ligne diagonale qui commence au centre de la composition et descend vers la droite.
La composition est un ensemble organisé: les Amérindiens occupent la partie centrale, et la végétation au premier plan occupe les extrémités droite et gauche. À gauche, au troisième plan, se trouvent quelques Amérindiens qui montent la colline. Dans la gravure, les Botocudos, caractérisés par les disques en bois (botoques) introduits dans les lèvres et les oreilles, ont des corps exubérants et athlétiques. Leur habillement en fourrure et leurs armes font croire à l’observateur qu’ils partent pour la guerre.

L’aspect invraisemblable de la scène ne concorde pas avec les prétentions de Debret d’offrir au lecteur une représentation objective des Amérindiens. Comme le montre son commentaire sur la gravure, il a représenté les Amérindiens dans un contexte inventé et il en a ajouté des éléments qui ne correspondaient pas à ce qu’il avait observé.

Dans son commentaire, Debret idéalise les Botocudos à l’image du bon sauvage, en mettant l’accent sur la naïveté et la satisfaction de ces derniers après la rencontre avec les autorités brésiliennes.

Botocudo

Un Botocudos,
gravure sur bois debout signée par C. M. (monogramme de Charles Maurand)
70 mm x 52 mm, François-Auguste Biard,
Deux Années au Brésil, Paris, Hachette, 1862, p. 244.

Dans son livre Deux Années au Brésil, Biard rapporte ses relations conflictuelles avec les Amérindiens: face à la résistance des modèles à participer aux séances de pose, il n’hésite pas à faire appel à l’alcool pour les persuader. Son premier contact avec les Amérindiens a lieu au cours de son voyage dans la province d’Espírito Santo.

Vivant parmi les Blancs d’origine européenne, dont ils sont les serviteurs, ces Amérindiens partagent souvent l’espace domestique avec les esclaves noirs d’origine africaine.

Leur statut social est donc indéfini, car ils ne sont ni esclaves ni salariés.

Cependant, leur subsistance dépend de leur maître, à qui ils doivent obéissance.

Dans ces conditions, Biard éprouve beaucoup de difficulté à trouver des modèles amérindiens prêts à poser contre la volonté de son hôte dénommé tout simplement «M.X».

Pendant son séjour en Espírito Santo, Biard rencontre principalement des Amérindiens «civilisés». La gravure Un Botocudos, signée par le graveur C. Maurand est le seul portrait d’un Amérindien «sauvage» qui se trouve dans cette partie de sa relation de voyage.

La gravure, aux petites dimensions, est placée au centre de la page et montre un Amérindien botocudo de profil. Si la représentation du Botocudo est peu détaillée dans la gravure, l’artiste raconte de façon précise la rencontre dans le texte, qui selon lui, a eu lieu rapidement et par hasard :

"Quel fut mon étonnement quand, en mettant la tête à la portière, je vis, au lieu de quelque chasseur armé de son fusil, comme il sen présentait quelquefois, une douzaine de sauvages Botocudos étalant leurs lèvres déformées et leurs oreilles longues d’un demi-pied."

Cette gravure ne présente pas d’éléments originaux et peut être facilement associée à d’autres illustrations des relations de voyage du XIXe siècle représentant des Botocudos. Dans le passage du texte qui se rapporte à la gravure, Biard explique le motif pour lequel le groupe d’Amérindiens se trouvait près de sa case :

"Ces Botocudos revenaient de Victoria, où ils avaient été en députation près du président de la capitainerie. Ils étaient entrés tout nus dans la ville; on s’empressa de leur offrir des chemises et des pantalons, on leur donna des fusils, de la poudre et du plomb, on ajouta à ces présents de belles paroles, des promesses magnifiques, quitte à ne pas sen souvenir, et on les congédia."

La représentation des Amérindiens botocudos dans ce passage est celle est du bon sauvage, qui vit nu, en harmonie avec la nature, et qui subit les effets négatifs de la colonisation blanche.

L’extrait du texte est, toutefois, similaire à un passage de Voyage pittoresque et historique (1834) de Debret, ce qui nous amène à supposer que Biard s'en est inspiré.

Botocudo - les botoques

Botocudos, Puris, Patachós et Macuaris,
Jean-Baptiste Debret,
Voyage pittoresque et historique au Brésil, Rio de Janeiro.


Jean-Baptiste Debret
(1768-1848) se rend au Brésil en 1816 avec la mission artistique française et y demeure jusqu’en 1831.

Dans sa relation Voyage pittoresque et historique au Brésil, publiée à Paris entre 1834 et 1839, l’Amérindien est représenté d’une part comme un être pur qui vit en harmonie avec la nature, et, d’autre part, comme un animal qui mange de la chair humaine.

La représentation de l’Amérindien, dans la plupart des planches lithographiées de l’album de Debret, suit les conceptions classiques de beauté en vigueur à l’époque: la composition est bien équilibrée, les corps des Amérindiens sont bien proportionnés et représentés de façon idéalisée.

Jean-Baptiste Debret a eu un contact sporadique avec les Amérindiens. Il est resté le plus clair de son temps à Rio de Janeiro, et les modèles ayant servi à réaliser ses dessins ont été, en effet, amenés en ville par des voyageurs.

Une partie importante des renseignements sur les caractéristiques physiques des Amérindiens, les vêtements, les parures, les coiffures et les artefacts qu’il a utilisés pour réaliser ses dessins proviennent de l’observation des objets des collections du Musée royal d’histoire naturelle du Palais Saint-Christophe ou de la lecture relations de voyage, dont celle de Wied-Neuwied.

Chez Debret, la représentation des Amérindiens Botocudos n’est pas toujours celle du bon sauvage, comme le montre la gravure intitulée Botocudos, Puris, Patachos et Macuaris.

La composition désordonnée est renforcée par la fumée qui enveloppe la scène. Les Amérindiens du premier plan sont assis par terre près du feu, tandis que celui qui est situé au fond, à gauche, ronge un os, faisant ainsi une allusion à la pratique du cannibalisme et à l’animalité.

Le commentaire sur cette planche, contredit ce que Debret a affirmé dans le passage antérieur. Il insiste sur le fait que les Botocudos sont sauvages, qu’ils pratiquent le cannibalisme et qu’ils se promènent nus. Il se montre également étonné par l’habitude des membres de cette tribu de s’introduire des disques de bois dans les lèvres et les oreilles.

Thekla Hartmann, qui a analysé de façon minutieuse l’iconographie des Amérindiens du Brésil, insiste sur le caractère fictif de cette image. Selon l’auteur, «le titre de la gravure est trompeur, car la gravure ne représente que des individus Botocudos, mais sans leur marque distinctive : les «botoques» labiaux et auriculaires.

La Buveuse de cachasse

La Buveuse de cachasse,
gravure sur bois debout sans signature, 85 mm x 83 mm,
François-Auguste Biard, Deux Années au Brésil, Paris, Hachette, 1862, p. 254.


Devant la résistance des Amérindiens à lui servir de modèles, Biard fait appel à tous les moyens possibles, dont de grandes provisions de cachaça.

Le texte et les illustrations, montrent que Biard établit une différence claire entre les Amérindiens qui collaborent avec lui et ceux qui ne le font pas : il entretient avant tout une relation de domination avec ses modèles.

Le titre du portrait La Buveuse de cachasse indique le regard dépréciatif de l’artiste à l’égard de l’habitude des modèles amérindiens de boire de l’alcool.

Mais cette habitude lui est en réalité très utile : Biard ne cache pas que le contact établi avec les modèles amérindiens est fondé sur la distribution de cachaça, et de quelques pièces de monnaie.

Ce portrait est marqué par le souci descriptif. Les yeux bridés de l’Amérindienne sont mis en évidence. La gravure et son titre mettent donc en valeur une nouvelle représentation de l’Amérindien, qui n’est pas la représentation du bon sauvage, mais plutôt celle de l’Amérindien corrompu.

Relations - remarques depreciatives


Les remarques dépréciatives au sujet des Amérindiens «sauvages» et «civilisés» font partie de la tradition des relations de voyage au Brésil.

Dans son ouvrage de 1745, Charles Marie de La Condamine affirme que «tous ou la plupart des Indiens de L’Amérique méridionale sont menteurs, crédules, entêtés du merveilleux».

Même si, dans le texte, Biard décrit la plupart des Amérindiens «civilisés» comme des voleurs, des alcooliques et des menteurs, dans les portraits humoristiques, ils sont représentés d’une nouvelle façon, qui dépasse la simple image négative.

Ces portraits de la deuxième moitié du livre, période où Biard se trouve en excursion en Amazonie, ont des formes et des dimensions variées, et montrent des modèles en pied.

Au contraire des portraits ethnographiques, ces portraits humoristiques ont probablement été réalisés de mémoire. À la lecture du texte, il est possible de supposer que Biard a eu un contact étroit et prolongé avec la plupart des personnages représentés, dont plusieurs ont été ses domestiques.

Kaxinawá

Kaxinawá, fleuve Jordão, Etat de l'Acre

Quilombos


Quilombo de Palmares.

Dans toute l’Amérique Latine surgit des groupes réduits de quilombolas, le plus remarquable fut celui de Palmares.

En 1650, un groupe d’esclaves se rebella à la plantation de Pianco, capitainerie du Pernambouc, dirigé par le prince noir angolais « Zumba » qui les conduit vers le Alto da Serra da Barriga, où se trouvait le village potiguara « Palmares », dirigé par le chef indien Canindé et la chamane Akutirene.

La vieille sorcière prédit qu’un jour surgirait de la grande rivière un grand roi qui immortaliserait Palmares. De par sa position de leader il fut élu roi de Palmares « ganga ».

En quelques années la population des principaux quilombos (huit en tout, Amaro, Akutirene, Tabocas, Macaco, Aqualtene, Danbraga, Subupira, Adalaquituxe) était représentée par :
  • 70% de Noirs,
  • 25% d’Indiens et
  • 5% de portugais blancs fugitifs (métisses, portugais, français et espagnols).
Toute cette miscégénation raciale créa une nouvelle culture ethnique, religieuse, dialectique, culinaire, des relations culturelles dans lesquelles la terre était le patrimoine de tous et les décisions du ganga étaient avalisées par le conseil des anciens Zama, qui représentait les patriarches de chaque famille.

Palmares fut le plus grande république socialiste d’Amérique, elle formait un arc-en-ciel racial du peuple brésilien (noirs, métis, indiens, cafuzos, mulâtres, sarará, blancs, etc…).

Cafuzo = fils de Noir et d’Indien.
Sarará = mulâtre aux cheveux très crépus avec des reflets rouges.
Senzala = lieu de vie des esclaves situé dans le propriété du maître.

Dans cette société la capoeira surgit de la fusion des cultures noires, indigènes et blanches.

Le noir y contribua avec le N’Golo, la mysticisme, la ginga, la mandinga, la musique, ses instruments, le tambourin carré, l’atabaque islamique, l’agogô et plus tard le berimbau (urocongo).

Les Indiens avec les marimbas, l’atabaque de tronc creux recouvert d’une peau de tapir, et les mouvements qui imitaient les animaux.


Source: Thèses qui confirment la brasilianité de la capoeiraDr Luiz Carlos Krummenauer Rocha
http://capoeirabomsinal.forumactif.com/capoeira-f1/theses-qui-confirment-la-brasilianite-de-la-capoeira-t46.htm